Béatrice DILLIES : « l’autre perle de l’Armagnac »

Article de Béatrice Dillies sur l’exposition ‘Les fugues oniriques »

Eauze ne manque pas d’ambassadeurs. Entre les eaux-de-vie et Marie Claire D’ARMAGNAC, la bien nommée, la notoriété de la Capitale de l’Armagnac est assurée partout dans le monde. Portrait d’une peintre atypique. Nul n’est prophète en son pays…sauf peut-être Marie-Claire D’ARMAGNAC, comme toujours, fidèle à sa bonne vieille ville d’Eauze.

Encouragée par Picasso

Ce n’est pas par hasard que Marie-Claire D’ARMAGNAC est la seule peintre gersoise à avoir eu une œuvre vendue chez Sotheby’s . Ce n’est pas par hasard non plus que ses toiles voisinent des Picasso et des Chagall chez quelques-uns des plus grands collectionneurs de la planète, aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, au Japon, en Europe…et même dans le monde arabe, dans la collection Zichy-Thyssen par exemple.

la Dépêche 12-05-2012
« Une » de la Dépêche du Gers 12/05/2012

Sa première toile, c’est son père qui l’a vendue à une galeriste d’Antibes….qui l’a revendue de suite à l’un de ses plus fidèles clients. Marie-Claire avait alors dix ans et rêvait déjà de devenir peintre. Sept ans plus tard, Picasso, croisé en marge d’une corrida à Vallauris, l’a convaincue de sauter le pas avec ces mots  «  Si tou veux, tou peux ! » L’amour a fait le reste.

Notre fière Corse s’installera plus tard dans le Gers en épousant André DARMAGNAC. Et voilà que la lumière commence à jaillir de ses glacis magnifiquement travaillés sur la toile.

« Mes tableaux révèlent ma quête du bonheur, commente l’artiste. Ils sont la représentation de mon idéal de beauté. Ils sont ma façon à moi de m’évader du réel qui, souvent ne me convient pas. Je pars alors du néant et je commence à vivre dans ma toile. Je suis le personnage. Je suis derrière. Je suis partout, et en même temps, j’oublie qui je suis. Ce n’est que lorsque j’ai terminé, que je me rends enfin compte, de ce que j’ai fait. »

Les clés cachées

La gestation peut prendre trois ou quatre semaines. Mais l’accouchement est chaque fois un vrai bonheur pour qui aime les rébus. Bien sûr, le regard de ses personnages interpelle. Bien sûr on y lit l’amour du genre humain, son amour de la fraternité. Mais rentrer dans un tableau de Marie-Claire D’ARMAGNAC, c’est aussi entreprendre un beau voyage, à la recherche des clés cachées.

Chacun ainsi, peut projeter sa part d’ombre et de lumière.

Extrait de l’article de Béatrice Dillies en mai 2012 – La Dépêche sur l’exposition ‘Les fugues oniriques » de l’artiste

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