Thierry SNITZKA, « la marque d’une vraie personnalité »

 Aux frontières de l’imaginaire

Marie-Claire D’ARMAGNAC continue de nous offrir une peinture à la fois pleine de mouvement, et empreinte de douceur dans des tourbillons de visages, de scènes voilées, de nuances de couleurs, posées comme en filigrane, ou en transparence.
Un style bien personnel qui s’est encore affirmé au cours du temps, dans une démarche qui affirme jeunesse, création, vie, et féminité. L’artiste s’inspire d’ailleurs d’un poème en latin de Baudelaire pour qualifier l’exposition de ses dernières œuvres, programmée à deux pas du lieu de leur naissance, à Eauze.

Thierry SNITZKA, critique d’art, nous délivre son analyse

Aux frontières de l’imaginaire…un voyage onirique

Dans une féerie multicolore de bulles oniriques, surgissent, s’estompent, séduisantes et déroutantes les silhouettes féminines de Marie-Claire D’ARMAGNAC.

Dans cet univers de visions surréalistes, les formes se bousculent, se fondent, se télescopent, animées d’une audacieuse volupté qui réveille le plaisir des sens, sans se soucier de l’ordre des réalités déterminées. Sans aucune préméditation, l’artiste se laisse emporter par les fantasmes de son imaginaire pour exorciser sur la toile des pulsions intimes.

HST "Upupa Epops...du val fleuri"

De conversations, autour d’un café, naissent les œuvres… Alors, dans la forme et la couleur, la Huppe est apparue ainsi, à l’atelier, pour offrir dans le symbole qu’elle représente, son monde de lumière et d’espérance.

« Upupa epops du val fleuri »hst 65×50

©ADAGP Paris 2017

Une bouche, un regard, un geste, suggère l’évanescence d’une présence au sein de ce monde informel, somptueux d’effets de matière et mystérieux de son ambiance cosmique. Cette atmosphère stellaire, dans la puissance de ses transparences lumineuses témoigne d’une étonnante capacité à composer un élément mi- aquatique, mi-spatial.

Surgi de l’ambivalence d’esprit de Marie-Claire D’ARMAGNAC, cet univers qui n’appartient à aucun autre est une peinture instinctive. Ainsi l’artiste peut demeurer des heures devant la toile vierge, luttant contre les angoisses qui l’assaillent sans trouver matière à s’exprimer. Quand enfin une tache de couleur en appelle une autre… Dans une totale liberté d’interprétation, une ombre se devine saisie par l’artiste…

A cet instant, toujours surprenante, toujours bouleversante, l’œuvre se dessine avec une sincérité d’exécution qui se répète sans se copier, comme le prolongement d’un rêve éveillé que Marie Claire d’ARMAGNAC interprète d’une superposition somptueuse de glacis …

Lyrique, fantomatique, passionnante et unique, cette œuvre est la marque d’une vraie personnalité

Thierry SNYTZKA  critique d’art

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